Dépérissement des chênes dans notre région

photo 18 (Copier) Cette année sera une année difficile pour nos chênes qui disparaissent petit à petit dû à une attaque massive du grand Capricorne des chênes.

Ce parasite est souvent présent dans les sujets affaiblis ( âge, maladies, élagages sévères ou répétés ), et que les sujets plus ou moins isolés sont souvent sa préférence.

Sur cette image, l’on voit un chêne centenaire, qui a été mal élagué et qui n’a pas subi de cicatrisation sur les plaies de coupes.

Cette arbre pourtant centenaire, va certainement perdre sa charpente droite rapidement.

Attention, bien réaliser des tailles douces, avec des cicatrisations.

 

Grand capricorne du chêne Mais qui est cet insecte ?

C’est le Cerambix Cerdo, grand Coléoptère du chêne, le plus grand et le plus spectaculaire.

Mais c’est aussi l’ennemi avéré du plus bel arbre de nos forêts.

Il mesure environ 6 à 7 cm hors antennes, il est actuellement protégé par la loi.

Il apparait début juin, parfois dés la fin mai, et il est crépusculaire. Par temps orageux, il peut parfois s’activer dans la journée mais il reste très ponctuel. La vie de l’adulte est brève, de l’ordre de 1 à 2 mois durant lesquels, il se consacre essentiellement à se reproduire.

L’époque des émergences venue, le Capricorne s’observe facilement sur les arbres attaqués.

 

larve de capricorne (Copier)Dés que l’adulte a pondu dans les anfractuosités de l’écorce, une larve va naitre plus tard.

Elle va s’enfoncer dans l’aubier, puis les parties plus profondes comme le liber.

Elle va ainsi dévorer petit à petit le sujet, créant ainsi un stress.

Elle va grossir, puis viendra la nymphose ou elle atteindra le stade adulte en automne, mais il sortira réellement à l’air libre un an après.

Cette larve reste assez imposante et comporte de grosses mandibules afin de dévorer copieusement le bois.

photo 13 (Copier)Sur cette image, l’on voit bien  l’orifice de sortie avec un écoulement de sciure prouvant la présence d’une attaque.

les trous de sorties mesurent environ 2 cm, ils se multiplient et s’ajoutent d’année en année car le capricorne a tendance a pondre sur l’arbre ou il s’est lui même développé.

photo 16 (Copier) a noter que les multiples galeries larvaires sont la voie ouverte à d’autres parasites, maladies, ou champignons, qui peuvent accentuer et accélérer la dégradation et à terme le dépérissement.

Sur cette image l’on voit bien de couleur sombre, une attaque de champignons.

Au final, le traitement reste peu convainquant !

Une pulvérisation d’insecticide de contact à la surface de l’arbre à la période de sortie des insectes adultes pourrait être envisageable mais ne serait que minime sur le résultat que l’on veux obtenir, c’est à dire l’éradication finale.

 

En conclusion : il serait temps que les pouvoirs publics mettent en œuvre, des solutions radicales de traitement et pour cela il faudrait que cet insecte ne soit plus protégé ! il en va de notre patrimoine.